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ESCROCS Á LA TVA : huit suspects sous les verrous |
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Journal « LA MONTAGNE » du lundi 28 juillet 2008 Un mandataire pas si transparent !Le gérant de Riom Import a été condamné à un an de prison avec sursis. Il doit 652.000 euros de TVA. Peut-être êtes-vous l'un des 590 particuliers à avoir acheté une voiture à Riom Import entre 2003 et 2007? Le gérant de cette société a comparu devant le tribunal correctionnel de Riom pour quatre infractions. Il a été condamné à un an de prison avec sursis, interdiction d'exercer une activité de gérance pendant cinq et devra payer, solidairement avec sa société, les 652.000 euros qu'il doit au fisc. |
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Acomptes détournés Si les mandataires automobiles, ces intermédiaires qui proposent des voitures à des prix plus intéressants que ceux pratiqués dans les concessions, se sont acheté une conduite au cours de ces dernières années, il y en a qui sortent encore de la route ! Le 25 janvier dernier, le tribunal correctionnel de Pontoise (95) a condamné Fernando T., un ressortissant portugais, à rembourser une quinzaine de clients qu'il avait tenté d'escroquer (1). À l'audience, tenue mi-décembre, la procureure avait également demandé 12 mois de prison dont 8 avec sursis. Une peine partiellement accomplie par le mandataire qui était resté en détention préventive pendant plusieurs semaines. En 2003, Fernando T. créé, malgré une interdiction de gérer, Luxury Sport Car Europe [177 Avenue Charles de Gaulle - 92200 NEUILLY SUR SEINE- ndrl] , une société spécialisée dans l'import de véhicules de marque prestigieuse (Porsche, Mercedes, Audi...). Pour attirer les clients, il publie plusieurs annonces dans la presse auto. Il ouvre même une boutique dans une artère très fréquentée de Neuilly-Sur-Seine (92). Mis en confiance, plusieurs clients lui passent commande et lui versent un acompte compris entre 1 000 et 48 000 euros. Mais si l'argent est toujours encaissé, aucune voiture n'est jamais livrée. Après les plaintes d'une quinzaine de victimes, la police finira par lui mettre la main dessus dans des conditions rocambolesques. Présent à l'audience, Fernando T. s'était engagé à rembourser les victimes, soit une somme totale approximative de 71 000 euros. Sur la quinzaine de victimes, deux s'étaient déplacées. Et l'une et l'autre se montraient alors sceptiques sur la sincérité de cet engagement. Un scepticisme qui prévaut encore. « C'est très bien qu'il ait été condamné à nous rembourser. Mais le plus dur va être de faire exécuter le jugement alors que ce monsieur, qui est en outre probablement insolvable, est retourné vivre au Portugal », estime Raymond P. Cet habitant de Versailles a perdu 4 000 euros dans l'affaire. Il ne se fait aucune illusion sur ses chances de les récupérer un jour. [Source QUE CHOISIR - Arnaud de Blauwe] |
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(Source Journal l'Alsace – 24/05/2008)Deux ans de prison ferme sont requis à l’encontre de l’ancien négociant de voitures colmarien. Marc Léon, l’ancien négociant colmarien de voitures et ex-président du Football-club de Mulhouse, s’est retrouvé à nouveau, hier, devant le tribunal correctionnel de Colmar. En janvier 2004, il avait déjà été condamné à deux ans de prison avec sursis et 250 000 € d’amende pour abus de biens sociaux, tromperie sur la marchandise et faux. Cette fois, il répondait d’escroquerie et soustraction à la TVA. L’administration fiscale a évalué le préjudice à 2,782 millions d’euros. « Superbe pompe à fric » Marc Léon plaide son innocence et son avocat, Me Thierry Cahn sollicite la relaxe. L’avocat indique que les autorités allemandes ont confirmé que les véhicules doivent être physiquement présents pour être immatriculés. Ce qui infirmerait l’accusation d’exportation fictive. Annick Woehl |
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FRAUDE PRÉSUMÉE
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La fraude à la TVA inquiète les vendeurs de voitures L'affaire commence à faire du bruit dans le secteur de la vente de voitures. Hier, des dirigeants et cadres d'importantes concessions automobiles étaient entendus dans le cadre de l'enquête sur une fraude présumée à la TVA intra-communautaire. Et non des moindres. Après le garage Renault de Givors, qui a fait l'objet d'investigations lundi, des responsables du garage Bouteille Excelsior, basé à Lyon 3e, spécialisé dans les marques Audi et Volkswagen, passaient de longues heures d'auditions sous le régime de la garde à vue. Les enquêteurs cherchent à vérifier les conditions de commercialisation d'une quarantaine de véhicules passés par la concession. |
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ARGUS DE L’AUTOMOBILE – 29/03/2007

ARGUS DE L’AUTOMOBILE – 25/01/2007
Des milliers d'occasions échappent à la TVA |
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Des professionnels déstabilisés tirent la sonnette d'alarme. En 2006, 80 000 véhicules d'occasion n'ont pas subi la taxe. Mais l'Etat, qui pourtant perd 400 millions d'euros, fait preuve d'un laxisme étonnant. |
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Mais comment cela est-il possible ? Derrière un montage complexe, le principe de cette combine demeure simple et est pratiqué par nombre de mandataires et de négociants. Le stratagème s'apparente à un commerce triangulaire entre l'Allemagne ou la Belgique, l'Espagne ou l'Italie, et la France. Il permet à un véhicule n'ayant jamais acquitté la TVA sur le produit, d'être commercialisé dans l'Hexagone. En voici le schéma le plus couramment utilisé. Le processus. En Allemagne, un loueur achète un véhicule particulier neuf sur lequel il récupère la TVA (dans le jargon fiscal, il s'agit d'un assujetti-utilisateur). Lorsque ce véhicule vieillit de six mois et roule pour atteindre 6 000 km au compteur, il devient - fiscalement parlant - une occasion (définition de la sixième directive européenne). Vendue en Espagne à un professionnel, cette voiture n'est, dans ce cas, taxée que sur la marge (l'acheteur est alors un assujetti-revendeur). Bénéficiant alors d'une apparente caution de l'administration espagnole, cet intermédiaire peut ainsi commercialiser le véhicule auprès d'un professionnel français qui, à son tour, ne paiera la TVA que sur la marge. Et le tour est joué : à aucun moment, la TVA sur le prix total du véhicule neuf n'aura été payée. Mieux : ce commerce triangulaire peut même fonctionner sans que la voiture ne transite physiquement par l'Espagne, la seule facturation dans le pays suffisant à lui donner le feu vert fiscal. Trop de rigueur tue la rigueur. Mais alors, pourquoi l'administration fiscale française ne réagit-elle pas ? Jusqu'en juin 2004, elle a pourtant fait preuve d'une rigueur certaine - excessive, diront certains - : elle refuse le quitus fiscal, indispensable pour immatriculer le véhicule. Au propriétaire de prouver que la TVA sur le prix du véhicule a bien été payée quelque part en Europe. Mais cette exigence a conduit au blocage de véhicules importés d'autres pays européens, souvent via mandats. Incapables de jouir de leur achat, les nouveaux propriétaires et des mandataires ou négociants passibles de redressement sont alors montés au créneau, appuyés par des parlementaires, notamment Christian Charasse, député de l'Allier. L'administration fiscale a été mise sur la sellette. Et, à la pression politique s'est ajoutée la pression judiciaire. La caution des tribunaux. Dès 2003, les tribunaux ont été saisis et la plupart des décisions, - à l'instar de celle de la Cour administrative d'appel de Nantes** -, contestaient le raisonnement de l'administration fiscale. Les juges considéraient que dès lors que le fournisseur (espagnol dans notre exemple) avait remis des factures mentionnant qu'il avait appliqué la TVA sur la marge, la société française pouvait elle-même faire de même. La Cour de Nantes précisait que même que si le professionnel français savait que le fournisseur initial était lui aussi un professionnel (le loueur allemand dans notre cas), « cela ne suffisait pas à rendre manifeste l'erreur éventuellement commise ». En bref, on ne peut pas demander au dernier maillon de la chaîne de savoir ce qu'a fait le premier. L'alignement des Impôts. La brèche permettant la combine était ouverte. Elle ne cessera de s'élargir. La direction générale des Impôts s'est donc alignée sur le point de vue des tribunaux, reconnaissant qu'il était difficile pour un particulier d'obtenir les preuves de l'acquittement de la TVA. Ainsi, par une note du 22 juin 2004 signée par son directeur, Bruno Parent, elle décidait « d'accorder sans restriction, jusqu'à nouvel ordre, la délivrance des quitus fiscaux aux particuliers». Mais comment peut-on admettre que des véhicules n'ayant jamais subi la TVA puissent arriver sur un marché où la règle générale veut qu'elle soit payée ? Afin d'être éclairée sur l'attitude à adopter et de dissiper le flou juridique, et, surtout, afin de se « couvrir », l'administration fiscale a saisi le Conseil d'Etat. Commerce transfrontalier . Par une décision du 4 août 2006, le Conseil d'Etat a validé la position des tribunaux : une société française qui acquiert dans un autre état membre un bien d'occasion ayant subi la TVA sur la marge, peut à son tour appliquer la TVA sur la marge dans son état lors de la revente. C'est ainsi que s'est développé un commerce transfrontalier qui prospère en dehors de toute taxation du produit, avec tous les abus imaginables. Le problème n'est plus seulement technique et juridique, il devient éminemment économique, politique et éthique. Professionnels et consommateurs ont alerté les pouvoirs publics. « J'ai prescrit un examen attentif de ce dossier », assure Thierry Breton, ministre de l'Economie. Réaction identique du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. Pressé par Etienne Blanc, député de l'Ain, de réagir, Jean-François Copé, ministre délégué au Budget et porte-parole du Gouvernement, a promis une réponse rapide au début de cette année. A l'heure où nous écrivons, elle se fait toujours attendre. A la veille d'élections présidentielles, voilà un sujet explosif dont les partis politiques aimeraient bien se passer. |
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« Un redressement trois ans après l'achat » |
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de l'Association Automobile Club « Un système mafieux a été rendu "officiellement" possible par la note de la direction générale des Impôts du 22 juin 2004. Je suis convaincu qu'un grand nombre du millier de mandataires transparents qui exerce en France en profite, ce qui leur permet de proposer des tarifs défiant toute concurrence. Mais cette fraude tolérée présente de nombreux effets pervers. Les consommateurs qui acquièrent ainsi leur véhicule risquent d'en pâtir car ils ne sont pas à l'abri d'un redressement qui peut intervenir trois ans après l'achat. Des professionnels sérieux qui acquittent la TVA sont mis en grande difficulté par cette concurrence déloyale, et certains ont même été contraints de fermer leur affaire. Enfin, elle représente des centaines de millions d'euros de manque à gagner pour le budget de l'état français. » |
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Des professionnels aux abois |
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La dirigeante AutoConfiance 25 (Doubs) – Membre de l’Association Automobile Club Bruno Fayol, gérant de Courticars (Rhône) – Membre de l’Association Automobile Club Mais il y a quatre ans, nous avons dû abandonner cette dernière activité. Ce marché était pourri et nous ne pouvions pas nous aligner. J'espère bien y revenir lorsqu'il sera assaini. » |
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Enquête sur une BMW à très bon marché |
Il repère ainsi, sur le site Internet d'un négociant, une BMW X5 3.0 d de 2005, affichant 15 500 km au compteur, prix annoncé : 44 899 € ! En surfant sur le web, il découvre que ce même véhicule est proposé par un concessionnaire allemand à 44 999 €, TVA déductible. Il pourrait bien, lui aussi, l'acquérir pour un client. Mais jamais il ne parviendrait à la proposer à un tel prix. Et pour cause. En effet, il achèterait hors taxe cette BMW, soit 44 999 €, moins 16 % de TVA allemande* = 38 792 €. Il devrait ensuite pour la faire immatriculer en France payer la TVA française à 19,6 %, ce qui porterait son prix TTC à au moins 46 395 € (et dans ce cas il n'a pas pris de marge). Conclusion : apparemment la TVA allemande a bien été récupérée, mais jamais la TVA française n'a été acquittée, comme le prévoit pourtant la loi. Mais comment est-ce possible dans un pays où l'administration fiscale est si tatillonne ? Pascal Rigaud veut en avoir le coeur net. Se présentant comme un particulier, il achète un véhicule par le biais du mandataire douteux. La carte grise montre bien que le vendeur initial était un loueur. Il obtient pourtant sans difficulté le quitus fiscal du centre des impôts. Il s'en étonne et demande à l'administration fiscale de lui confirmer par écrit que la TVA sur le prix du véhicule a bien été acquittée. Refus. Poursuivant son enquête, notre Rouletabille se tourne vers le mandataire. « Comment pouvez-vous me proposer ce véhicule à un prix inférieur au tarif TTC auquel il est affiché en Allemagne ? », lui demande-t-il. L'intermédiaire s'embrouille dans ses explications et lui révèle que cette voiture a été auparavant facturée à une société espagnole qui a payé une TVA. Renseignements pris, la taxe a effectivement été payée en Espagne..., mais sur la marge seulement ! « Pour une voiture comme cette BMW, le manque à gagner pour l'Etat atteint 7 603 € ,calcule Pascal Rigaud. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils laisser s'envoler une telle somme ? » Il alerte son député, Étienne Blanc, ainsi que son père, René Rigaud, qui n'est autre que l'ancien président la Fédération nationale des artisans de l'automobile (FNA). L'organisation professionnelle entend bien faire éclater cette affaire au grand jour. Affaire à suivre. J.-P. G. (*) TVA qui est passée à 19 % au 1er janvier 2007. |